Point de vue | Santé, Innovation, Digital, Prévention 19/07/2016 | 12:00

Un constat général : les besoins en santé de la population augmentent constamment. La croissance du marché de la santé sera durable et augmente d’autant plus que les progrès de la médecine offrent de nouvelles voies. Parmi celles-ci, notons la génétique et la médecine prédictive, les prothèses bioniques éventuellement réalisées "sur-mesure avec une imprimante", la médecine régénérative et les cellules souches, l’immunothérapie dans le traitement des cancers...

Aussi, pour rester présents sur le marché de l’assurance santé et permettre aux assurés tant individuels que salariés d’entreprises de préserver leur capital-santé, nous devons anticiper la transformation de notre métier en nous appuyant sur l’innovation.
La transformation numérique, avec les évolutions technologiques apportées par le digital et la gestion des datas, ouvre la voie à un nouveau rôle, celui de "partenaire santé". Chez AXA, cette démarche s’articule autour de 3 piliers : la recherche, la prévention et l’accès aux soins.

Investir dans la recherche permet de mieux connaître, gérer et prévenir les risques. En 2007 AXA crée le fonds AXA pour la Recherche, une initiative de mécénat scientifique dotée de 200 millions d’euros jusqu’en 2018. Sa mission est de soutenir des projets de recherche fondamentale sur les risques pesant notamment et naturellement sur la vie humaine. C’est ainsi par exemple qu’en 2013, le fonds finance la Chaire AXA-UPMC, une chaire thématique portant sur un nouveau programme de dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer. Son objectif ? Développer et valider de nouveaux biomarqueurs qui permettraient d’établir des diagnostics précis et un traitement médicamenteux plus efficace. Ce projet rejoint les 491 projets soutenus par le fonds qui visent tous, sans exception, à accélérer le progrès scientifique et mieux comprendre les risques.

" Nous devons anticiper la transformation de notre métier en nous appuyant sur l’innovation. "

En entreprise, la prévention doit être l’affaire de tous, depuis les dirigeants, aux partenaires sociaux en passant par les salariés et bien entendu l’assureur. La mobilisation doit se faire à tous les niveaux de la chaine et c’est du rôle de l’assureur d’être force de proposition pour mettre en place de programmes de prévention.
Prenons l’exemple des maladies cardio-vasculaires (diabète, hypertension, excès de cholestérol…), elles concernent aujourd’hui 1 salarié sur 2 en entreprise. Ce sont de véritables faucheuses silencieuses, sans signe clinique, avec des effets cumulatifs exponentiels des facteurs de risque. C’est la première cause de décès en France, devant les cancers. D’où l’intérêt de faire prendre conscience aux personnes, qui se pensent en bonne santé, qu’elles présentent potentiellement un risque qui peut facilement être suivi grâce à des objets connectés par exemple.
Des sociétés de services et de technologies en santé conçoivent des solutions visant à révolutionner le suivi à distance de la santé en s’appuyant sur les technos numériques et les avancées médicales.
Elles proposent ainsi un nouveau mode de prévention et de prises en charge de certaines maladies chroniques en permettant à chaque individu d’évaluer son niveau de risque puis de le suivre avec précision pour le réduire (suivi des mesures, rappel des consultations, suivi de l’observance,…).
C’est pour pouvoir proposer ce type de service aux entreprises et donc pour leurs salariés que les assureurs sont attentifs à toutes les innovations médicales qui peuvent apporter des progrès aussi bien en termes de prévention que de suivi des risques médicaux.

Partout dans le monde, les systèmes de santés font débats et l’accès aux soins est l’un des maillons pointés par les populations. Dans ce domaine aussi, l’innovation technologique a permis l’émergence de nouveaux modes de consultation. La téléconsultation est devenue un must have dans certains pays comme la Grande Bretagne ou les Etats-Unis. Convaincus qu’il s’agit là d’une innovation majeure pour favoriser l’accès aux soins au plus grand nombre et qu’elle répond à une très forte attente, nous avons ouvert la voie en France à ce service en 2015 avec le 1er service de téléconsultation. Pour ce premier pas, plus d’1,5 million d’individus bénéficient à ce jour de ce service.


Connaitre les garanties de leurs contrats, éditer une attestation de prise en charge hospitalière, suivre les remboursements mais aussi simuler le "reste à charge" de leurs soins avant d’engager des dépenses… sont des services que nous, assureurs, devons rendre, a minima, à nos clients. Au-delà d’être incontournables, ils doivent, plus que jamais, répondre à deux critères d’accessibilité : l’immédiateté et simplicité.

En réponse à cela les Apps sont des véhicules formidables car ils se positionnent comme de véritables "assureurs dans la poche des clients". Au-delà de faciliter la gestion des contrats, ces Apps viennent non seulement enrichir la relation assureur/assuré, mais aussi concrétiser le rôle de "partenaire santé". Mon AXA propose par exemple des aides en matière d’orientation médicale (téléconsultation, aide au diagnostic, gestion de situation d’urgence…) et aussi de prévention (coaching santé du quotidien : sommeil, nutrition, mal de dos, migraine).

L’innovation santé ne répond pas à des logiques de retour sur investissement à court terme mais est un facteur clé pour fidéliser sur le long terme.

  • Françoise Laroche

    Françoise Laroche

    Attachée de Presse
    BtoB, Santé, Prévoyance Dépendance, Digital, Marketing & Nouvelle...
    Tél: +33 1 47 74 47 38
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