Communiqué de presse | Prévention 06/12/2018 | 10:00

L’association AXA Prévention a interrogé les Français sur les comportements quotidiens qui les exposent à des risques, qu’ils soient immédiats ou à plus long terme. Avec leur santé, sur la route, à la maison ou devant leur écran, 90% d’entre eux cumulent, chaque jour, plusieurs risques identifiés. Peu conscients des dangers, et plutôt satisfaits de leurs comportements : l’Observatoire de la prévention des risques du quotidien brosse, pour la première fois, le portrait des Français, mauvais élèves de la prévention. AXA Prévention lance Consciencia, une auto-évaluation gratuite et en ligne. Elle permet à chacun de se reconnaître parmi 5 profils, du rebelle au conformiste, et de prendre conscience de son attitude, le premier pas vers des comportements plus sûrs.

« Ce qui pourrait être perçu comme des petites négligences peut faire courir de grands risques. L’un des enseignements majeurs de ce premier Observatoire de la Prévention des risques du quotidien est que nous percevons peu ou mal les risques liés à certains comportements récurrents dont l’effet est différé, comme c’est le cas en santé où la plupart des négligences quotidiennes n’ont d’effet visible qu’au fil des années. Le premier enjeu c’est donc cette méconnaissance, et c’est pourquoi nous proposons à chacun de s’évaluer. Comprendre son attitude face aux risques, c’est mieux les prévenir. » Catherine Chazal, Secrétaire Générale d’AXA Prévention

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LES 4 ENSEIGNEMENTS DE L’OBSERVATOIRE

1. Dans leur vie de tous les jours, les Français reconnaissent cumuler des comportements à risques

Si 90 % des Français reconnaissent adopter régulièrement au moins deux comportements à risque, ils sont 50% à en cumuler jusqu’à six chaque jour.

C’est avec leur santé que les Français se montrent le moins prudents : 32% déclarent ne pas effectuer les dépistages recommandés par l’Assurance Maladie (cancers du sein, du côlon, etc.). Trop de Français cumulent des comportements dont la permanence altère leur capital santé : 34% restent assis toute la journée et 50% affirment ne pas faire de sport ; malgré l’omniprésence des recommandations en la matière, 40% ne mangent pas 5 fruits et légumes par jour.

A la maison, les Français baissent la garde : 9% ont déjà laissé un bébé ou un jeune enfant seul dans son bain quelques instants, et 31% disent laisser des médicaments à la portée de tous. Enfin, alors qu’il s’agit d’une obligation depuis le 1er janvier 2016, 27% n’ont pas installé de détecteur avertisseur de fumée dans leur domicile.

Sur la route, ils conservent de mauvaises habitudes : 59% des Français reconnaissent conduire malgré la fatigue. 41% dépassent les vitesses maximales autorisées de 10 km/h, alors que 10 km/h de trop, en ville, c’est un passage piéton où on ne parvient pas à s’arrêter. Point positif, 70% des cyclistes ont d’ores et déjà adopté le port du casque, bien que ce ne soit pas encore obligatoire pour tous. Plus que 30% à convaincre !

Devant leurs écrans, les Français reconnaissent une tendance à l’hyper connexion : 34% admettent ne pas pouvoir s’empêcher de regarder leur téléphone portable toutes les 10 minutes. Un comportement qu’on retrouve hélas sur la route où 1 Français sur 4 admet avoir déjà téléphoné au volant, alors qu’une communication téléphonique multiplie par 3 le risque d’accident[1]. Par ailleurs, même si la règle du « 3-6-9-12 »[2] commence à gagner les esprits, l’exposition des enfants aux écrans demeure régulière. 25% des Français reconnaissent avoir déjà confié une tablette à un enfant seul de moins de 6 ans et 27% laissent régulièrement leur téléviseur allumé dans la même pièce qu’un enfant de moins de 3 ans.

2. L’évaluation des dangers est insuffisante et la connaissance en matière de prévention est fragile

Le degré d’évaluation des risques du quotidien et celui de la connaissance en matière de prévention ne sont pas corrélés à l’âge, le genre ou la catégorie sociale, ils varient en fonction des thèmes : dans leur maison et sur la route, les Français perçoivent mal les dangers. En santé et face aux écrans, s’ils connaissent mieux l’attitude préventive à adopter, ils ne l’adoptent pas pour autant... 

A la maison, les dangers sont mal évalués : seuls 19% des Français connaissent le numéro d’urgence (112) à contacter en cas d’accident chez soi. Même si ce numéro unique est une création récente, on peut relier ce faible niveau d’information à la confiance que les Français placent en leur domicile, 79% d’entre eux percevant la maison comme un cocon sécurisant. Rappelons que les accidents de la vie courante sont responsables de plus de 20 000 décès et causent près de 11 millions de blessures par an.

Sur la route, certaines connaissances basiques en matière de prévention sont encore mal maîtrisées : si la route fait peur (plus que l’agression, la maladie ou la perte d’un emploi selon l’étude), certains fondamentaux demeurent méconnus : seuls 28% des Français savent que boire un verre d’alcool correspond à 0,25 gramme d’alcool dans le sang et 75% reconnaissent mal évaluer la distance de freinage d’une voiture roulant à 50 km/h.

En matière de prévention santé, on en sait davantage, mais on ne met pas forcément en pratique : 92% des Français savent combien de fruits et légumes il est recommandé de manger par jour, mais 40% avouent ne pas observer ce régime. 44% savent combien de pas il faut marcher chaque jour pour se prémunir des risques de la sédentarité.

Face aux écrans, c’est en matière de sécurité numérique que les Français sont les plus avertis : 70% des Français savent que ce qu’ils publient sur Internet peut y demeurer à vie et 89% connaissent les règles de création d’un mot de passe sécurisé[3]. Pour autant, l’hyper connexion inquiète, puisque 52% des Français souhaitent des informations précises sur les conséquences du temps passé devant les écrans et 47% sur les risques liés à l’usage d’internet. Enfin, les Français sont moins rigoureux avec leurs enfants : ils ne sont que 37% à savoir que c’est à partir de 13 ans qu’un enfant peut utiliser seul internet et les réseaux sociaux.

3. Et ils sont pourtant satisfaits !

Les Français se montrent satisfaits de leurs comportements. Ils attribuent une note de 7,4 sur 10 à leur conduite, 6,9 au niveau de sécurité de leur logement, 7 à leur usage des écrans et 6,9 à leur attitude préventive en matière de santé. Sur la route, ils sont même convaincus que le danger ne vient pas d’eux : 62% considèrent qu’ils conduisent mieux que les autres.

4. Faire prendre des risques aux autres : la ligne rouge à ne pas franchir

Si chacun accepte de prendre des risques pour soi, les Français ne tolèrent pas les comportements dangereux pour autrui. Ils sont prêts à rompre le contact avec un proche, ami ou membre de la famille, qui ferait prendre des risques à son entourage.

L’alcool au volant : 46% des Français reconnaissent demander, voire ordonner à un proche qui a bu plus de 2 verres d’alcool de ne pas prendre le volant. 25% des Français se disent prêts à prendre leurs distances ou à rompre toute relation avec ce proche.

Laisser un bébé ou un jeune enfant seul dans son bain quelques instants : 66% des Français reconnaissent demander, voire ordonner à un proche de renoncer à cette attitude. 20% des Français se disent prêts à prendre leurs distances, voire à rompre toute relation avec ce proche. 

Enfin, 23 % des Français sont prêts à rompre toute relation avec un proche qui aurait publié, sans son autorisation, des photos sur les réseaux sociaux.

Retrouvez le test Consciencia (cliquer sur le lien ci-contre)

[1] Source : Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR).
[2] Repères proposés par Serge Tisseron, psychiatre et auteur notamment de « 3-6-9-12 Apprivoiser les écrans et grandir ». Relayée par l’ANFPA (Association Nationale Française de Pédiatrie Ambulatoire), la règle du « 3-6-9-12 » a pour but de proposer des repères simples pour que les parents sachent introduire les écrans dans la vie de leurs enfants : pas d’écrans avant 3 ans - ou du moins les éviter, pas de console de jeux avant 6 ans, pas d’internet avant 9 ans et Internet seul à partir de 12 ans (avec prudence).
[3] Source economie.gouv.fr : un mot de passe sécuriser doit comporter au moins 12 caractères, comporter 4 types de caractères différents : majuscules, minuscules, chiffres et signes de ponctuation ou caractères spéciaux (#, €...).
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    Caroline Gin

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    Catherine Alves

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