Communiqué de presse | Baromètre, Prévention 09/04/2018 | 10:00

Pour la 14ème édition de son Baromètre, AXA Prévention a sondé pour la première fois les Français sur le partage de la route. Plus de 9 sur 10 estiment que les rapports entre les Français sur la route ne s’améliorent pas.

En 2018, les automobilistes se sentent moins en sécurité sur les routes (62% vs 66% en 2017). Alors que la vitesse excessive ou inadaptée reste la première cause de mortalité routière, 8 Français sur 10 jouent toujours avec la pédale d’accélération. Ils sont décidément sourds aux dangers de la vitesse au volant à tel point que 76% d’entre eux ne sont pas favorables à l’abaissement de la vitesse autorisée à 80km/h sur le réseau secondaire1 au 1er juillet. Rouler trop vite reste résolument un mal français.

Pour la 14ème édition de son Baromètre, AXA Prévention a sondé pour la première fois les Français sur le partage de la route. Plus de 9 sur 10 estiment que les rapports entre les Français sur la route ne s’améliorent pas. Automobilistes, conducteurs de deux-roues motorisés, cyclistes, piétons, utilisateurs de glisse urbaine, nous ont révélé les 5 pratiques les plus dangereuses qui nuisent à leur cohabitation. L’usage du smartphone au volant apparaît comme le premier danger (66%). Les automobilistes réclament donc un durcissement des sanctions à son encontre. Et cela, même si paradoxalement ils sont 38% à l’utiliser au volant.

La vitesse excessive : une pratique libertaire ancrée dans l’esprit français

Malgré une légère amélioration, les chiffres sur la pratique d’excès de vitesse restent bien trop élevés pour s’en réjouir. Même s’ils n’apprécient guère qu’on colle leur véhicule (46% en sont agacés), entre « petits » et « grands » écarts, c’est 78% des Français qui font des excès de vitesse (vs 83% en 2017).

  • Sur les routes secondaires (1), ils sont seulement 13% à se sentir en sécurité. Ils dénoncent en premier lieu le comportement des autres usagers (85%), mais aussi le manque d’entretien des infrastructures (56%) et la mauvaise signalisation des dangers (23%). Pourtant 54% roulent à 100-110 km/h (vs 60% en 2017) et 15% à 120-130 km/h (vs 18% en 2017) sur ces routes encore aujourd’hui limitées à 90 km/h. Et quand on les interroge sur l’abaissement de la vitesse autorisée à 80 km/h, 76% n’y sont pas favorables. Plus de la moitié des conducteurs perçoivent cette mesure comme une nouvelle taxe déguisée et 36% la trouvent inutile. 71% des automobilistes expliquent qu’il leur arrive déjà de rouler parfois à 80 km/h, mais principalement parce qu’ils y sont contraints à cause des conditions de circulation.
  • Sur l’autoroute (2), 39% roulent encore à 140-150 km/h (vs 45% en 2017). Les grands excès de vitesse poursuivent lentement leur baisse : 9% roulent à plus de 160 km/h (vs 11% en 2017).
  • En ville, où l’on recense plus de 1 000 tués en 2016 et  37 176 accidents corporels (2), 30% roulent à plus de 65 km/h (vs 34% en 2017) dans les zones limitées à 50. Outre la vitesse, 74%  avouent ne pas s’arrêter au feu orange (-5 points vs 2017) et 39% à doubler sans mettre son clignotant (-4 points).

La route : un lieu d’énervements, d’excès et d’accusations !

La saturation de la circulation a fortement fait progresser d’autres moyens de locomotion (scooter, vélo, trottinette électrique, hoverboard …) et la cohabitation est difficile.  

Retrouvez l'ensemble des enseignements du baromètre AXA Prévention dans le documents ci-dessous.

  • Geoffrey Pautrat

    Geoffrey Pautrat

    Attaché de presse
    Distribution, Épargne, Retraite, Prévention Routière
    Tél: 01 47 74 25 31
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